Personnes vivant avec le VIH dont la charge virale a été supprimée

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Pourcentage et nombre d’adultes et d’enfants vivant avec le VIH dont la charge virale a été supprimée à la fin de la période de référence
What it measures / Ce qui est mesuré / Qué mide / Что он измеряет

La charge virale individuelle est l’indicateur recommandé pour connaître l’efficacité d’un traitement antirétroviral et indiquer le niveau d’observance du traitement et du risque de transmission du VIH. Un seuil de charge virale <1000 copies/mL définit le succès du traitement selon les Lignes directrices unifiées de 2016 de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur l’utilisation des médicaments antirétroviraux pour le traitement et la prévention de l’infection par le VIH. Les personnes présentant des résultats de test de charge virale en dessous du seuil devraient être prises en compte comme ayant des charges virales supprimées.

Rationale / Fondement / Justificación / Обоснование

La suppression virale chez les personnes vivant avec le VIH constitue un point de référence pour le suivi des objectifs mondiaux dans le temps et un indicateur normalisé du succès du traitement et de la prévention du VIH, ce qui est essentiel pour mettre fin à l’épidémie de sida. Considéré comme une proportion du nombre de personnes sous traitement (le numérateur de l’indicateur 2.2), cet indicateur permet de suivre le troisième objectif 95 de l’ONUSIDA, à savoir que 95 % des personnes sous traitement antirétroviral auront supprimé leur charge virale.

Numerator / Numérateur / Numerador / Числитель

Nombre de personnes vivant avec le VIH dont la charge virale a été supprimée au cours de la période de référence (≤1 000 copies/mL)

Denominator / Dénominateur / Denominador / Знаменатель

Nombre estimé de personnes vivant avec le VIH (pour estimer la couverture de suppression de la charge virale) ;

OU

Nombre estimé de personnes vivant avec le VIH et qui suivent un traitement (pour déterminer les progrès accomplis vers la réalisation du troisième objectif 95)

Calculation / Calcul / Cálculo / Расчет

Numérateur/dénominateur

Remarque : Les pays dont la population est supérieure à 250 000 habitants feront état de cet indicateur par grands groupes d’âge, dans le fichier d’estimations du VIH de Spectrum. Les résultats sont obtenu directement à partir du fichier national final Spectrum. La collecte des données infranationales pour l’indicateur se fera dans l’outil de rapport du Suivi mondial du sida. Si un pays dispose d’estimations infranationales élaborées à l’aide de Naomi, ces données seront obtenues directement à partir du fichier Naomi final.

Method of measurement / Méthode d’évaluation / Método de medición / Метод измерения

La suppression de la charge virale est définie comme < 1 000 copies/mL. Certains pays utilisent d’autres seuils (tels que indétectable, <50 copies/mL ou <400 copies/mL), et nécessitent un ajustement pour la comparabilité avec d’autres pays et pour le suivi de l’objectif mondial 95–95–95. Cette opération est effectuée dans Spectrum, en appliquant la formule suivante aux données saisies par le pays1:

Ici, y est le niveau de suppression virale standard (1000 copies/mL), t1 est le seuil alternatif du pays qui a été utilisé, et ɸ est le facteur d’ajustement spécifique à la région.

Les données relatives aux tests de charge virale et à la suppression saisies dans le fichier Spectrum peuvent provenir de l'une des trois sources suivantes: (1) données cliniques et de programme ; ou (2) enquêtes représentatives à l’échelle nationale (comme les Enquêtes d’évaluation de l’impact du VIH sur la population [PHIA] et enquêtes sur la pharmacorésistance du VIH) ; ou (3) enquêtes sur les indicateurs d’alerte précoce de la pharmacorésistance du VIH. Les pays doivent rapporter les données provenant de la source la plus récente et la plus représentative au niveau national.

1.Tests de suppression de la charge virale de routine chez les personnes sous traitement antirétroviral collectés par le biais de registres cliniques ou de laboratoires ou d’une surveillance de cas.

Pour le numérateur. Les pays doivent rapporter le nombre estimé de personnes dont la charge virale est supprimée au niveau national pendant la période de rapport si la couverture du test de la charge virale (c’est-à-dire le nombre de personnes testées systématiquement pendant la période de déclaration, conformément aux directives de l’OMS, parmi toutes les personnes sous traitement) est de 50 % ou plus.

Les pays qui rapportent une couverture du test de la charge virale inférieure à 50 % ne doivent, en revanche, indiquer que le nombre de tests de routine de la charge virale – mais pas le nombre de tests pour lesquels la charge virale est inférieure au seuil, car il ne s’agit alors pas d’une estimation représentative de la population globale sous traitement. Les pays qui souhaitent continuer à utiliser les données relatives aux résultats de la charge virale malgré une couverture du dépistage de la charge virale inférieure à 50 % doivent en discuter avec l’ONUSIDA si le pourcentage de personnes supprimées dans la population testée peut être considéré comme représentatif de la population sous TAR sans accès au dépistage.

Les pays ne doivent inclure que les données relatives aux tests qui résultent de tests de routine parmi les personnes sous traitement, et non des tests ciblés sur un sous-groupe sélectionné de patients sous traitement. Par exemple, les résultats d’une personne ne doivent pas être inclus si le test a été effectué avant le début du traitement ou en raison d’un échec présumé du traitement. Si la charge virale est testée de façon répétée pour une personne au cours d’une même année, seul le résultat du dernier test de routine doit être utilisé.

Pour les pays dans lesquels la couverture annuelle des tests de la charge virale se situe au-dessus de 50 %, le nombre estimé de personnes dont la charge virale est supprimée doit être signalé. Cette estimation est calculée à partir du nombre de suppressions de charge virale parmi les personnes testées, multiplié par le nombre de personnes en traitement. Ce calcul part du principe que les niveaux de suppression sont identiques parmi les populations non testées et testées. Cette hypothèse appuyée par les données d’Afrique du Sud qui montrent que, malgré l’absence fréquente d’informations sur la charge virale, les estimations de la suppression de la charge virale ne variaient pas considérablement après ajustement des données manquantes.

S'il existe des preuves indiquant que la suppression de la charge virale chez la population non testée sous traitement est probablement différente de celle observée chez la population testée, veuillez contacter l'ONUSIDA afin de discuter plus en détail des approches permettant d'estimer la proportion et le nombre de cas de suppression virale au niveau national.For the denominator. Estimation models such as Spectrum are the preferred source for the number of people living with HIV. L’ONUSIDA travaillera en collaboration avec les pays pour développer un modèle Spectrum qui correspondra aux estimations nationales modelée du nombre de personnes vivant avec le VIH si des estimations autres que celles générées par le biais de Spectrum sont utilisées.

Pour plus d’informations sur l’estimation du nombre de personnes vivant avec le VIH et qui suivent un traitement dans le cadre du calcul du troisième objectif 95, voir l’indicateur 2.2.

2.Enquêtes récentes représentatives des populations à l’échelle nationale (enquête auprès des ménages sur la pharmacorésistance acquise du VIH ou enquêtes sur les indicateurs d’alerte précoce de la pharmacorésistance du VIH)

For the numerator. La proportion de personnes dont la charge virale est supprimée parmi les personnes dont le dépistage est positif dans l’enquête doit être multipliée par le nombre total de personnes vivant avec le VIH estimées à l’échelle nationale pour obtenir le nombre total de personnes ayant une charge virale supprimée. Cette valeur peut légèrement surestimer le nombre de personnes qui ont une charge virale supprimée parmi les personnes sous traitement, étant donné qu’elle inclura certaines personnes qui ne suivent pas de traitement et qui suppriment naturellement le virus. Si les données utilisées proviennent d’une enquête sur la pharmacorésistance acquise du VIH, il est possible de faire appel à des cohortes sur 12 ou 48 mois. Les données concernant les indicateurs d’alerte précoces sont à utiliser uniquement pour générer des statistiques agrégées lorsque :

a) toutes les cliniques d’un pays – ou un échantillon aléatoire de cliniques – ont rapporté des données sur les indicateurs d’alerte précoce qui incluent au moins 70 % de toutes les personnes sous TAR dans les cliniques de l’échantillon.

OU

b) si un échantillonnage pratique des cliniques a été utilisé, une statistique nationale ventilée peut être rapportée si les données des cliniques échantillonnées incluent au moins 70 % de la population éligible sous TAR dans le pays (voir page 8 de l’annexe Indicateurs d’alerte précoce (IAP) – conseils d’échantillonnage – voir Références ci-dessous).

Remarque: les pays qui utilisent des données d’enquête doivent toujours indiquer le nombre de personnes sous traitement ayant subi des tests de charge virale de routine au cours de la période considérée. Les données d’enquête sont à utiliser uniquement lorsqu’elles englobent à la fois les enfants et les adultes.

For the denominator. Estimation models such as Spectrum are the preferred source for the number of people living with HIV.


1 Johnson, L et al. 2021. Achieving consistency in measures of HIV-1 viral suppression across countries: derivation of an adjustment based on international antiretroviral treatment cohort data (https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34546623/).

 

Measurement frequency / Fréquence de mesure / Frecuencia de medición / Частота измерения

Annuelle

Disaggregation / Ventilation / Desglose / Разбивка данных
  • 0-14 ans pour les enfants et 15 ans et plus selon le sexe (hommes et femmes) pour les adultes ; les données rapportées pour un âge ou un sexe inconnu doivent être attribuées aux cellules de données ventilées par âge et par sexe en utilisant la même distribution des données avec l’âge et le sexe connus. Ces ajustements doivent être notés dans la case fournissant des informations supplémentaires.
  • Tel que disponible. Ventilation par âge et par sexe détaillés : <1 an, 1-4 ans, 5-9 ans et 10-14 ans pour les enfants et 15-19 ans, 20-24 ans, 25-49 ans et 50 ans et plus selon le sexe (homme et femme) pour les adultes ; selon le genre (homme, femme, autre genre) pour les adultes.
  • Si un pays dispose d'estimations infranationales élaborées à l'aide de Naomi, ces données seront obtenues directement à partir du fichier Naomi final.
Strengths and weaknesses / Forces et faiblesses / Puntos fuertes y débiles / Преимущества и недостатки

Lorsque des données des tests de mesure de la suppression de la charge virale sont recueillies sur la base de l’ensemble de la population recevant un traitement antirétroviral ou à partir d’un échantillon national représentatif, la mesure de la charge virale donne une indication de l’observance et de l’efficacité du traitement, ainsi que du risque de transmission à l’échelle du patient et du programme. Malgré l’importance de l’indicateur, il peut être difficile de le surveiller avec précision à l’aide des données de programme actuellement disponibles. Premièrement, étant donné que la capacité de surveillance de la charge virale est étendue mais reste limitée dans les pays à faible revenu, les estimations de la suppression de la charge virale parmi la population testée peuvent ne pas être représentatives de la population non testée. C’est particulièrement le cas si la mise à l’échelle des tests est biaisée vers des sites plus performants ou moins performants. En supposant que les niveaux de suppression de la charge virale sont les mêmes dans la population testée et non testée, les progrès vers les cibles 95–95–95 peuvent être sous- ou surestimés.

Un deuxième défi découlant des données de programme actuellement disponibles est que les tests de charge virale peuvent être effectués de manière sélective pour confirmer les suspicions d’échec thérapeutique. Les données rapportées à partir des tests de charge virale des personnes suspectées d’échec thérapeutique sous-estiment la suppression de la charge virale au niveau de la population. L’ONUSIDA recommande que les pays examinent de près les données rapportées pour exclure les tests ciblés, non routiniers.

Un troisième défi dans l’utilisation des données de programme de routine est que les données de test de charge virale ne sont rapportées que pour le sous-groupe de personnes sous traitement antirétroviral. Cela peut sous-estimer la suppression globale au niveau de la population puisque les personnes qui ne sont pas sous traitement et qui suppriment naturellement le virus ne seront pas incluses dans le numérateur. L’ONUSIDA étudie les données disponibles issues des cohortes et des enquêtes démographiques pour mieux quantifier et ajuster cet effet lorsqu’il rend compte des progrès accomplis à l’échelle mondiale et régionale vers l’objectif 95.

Further information / Informations complémentaires / Información adicional / Дополнительная информация

ONUSIDA, OMS. Directives sur le suivi de l’impact de l’épidémie de VIH en utilisant les enquêtes démographiques. Genève : Organisation mondiale de la Santé, 2015 (http://www.who.int/hiv/pub/guidelines/si-guidelines-population-survey/en).

Consolidated guidelines on person-centred HIV strategic information: strengthening routine data for impact. Geneva: World Health Organization; 2022 (https://www.who.int/publications/i/item/9789240055315).

Lignes directrices unifiées sur la prévention, le dépistage, le traitement, les services fournis et le suivi du VIH : recommandations pour une approche de santé publique : Genève : Organisation mondiale de la Santé 2021.https://www.who.int/publications/i/item/9789240031593

Consolidated guidelines on person-centred HIV patient monitoring and case surveillance. Annexe 2.4.6 : Guide de l’échantillonnage, de l’extraction et de la notification des indicateurs d’alerte précoce (IAP) de la résistance du VIH aux ARV. Genève : Organisation mondiale de la Santé, 2017 (https://www.who.int/hiv/pub/guidelines/WHO_Consolidated_Guidelines_Annexes_2.4.6.pdf).

Pillay T, Cornell M, Fox MP, Euvrard J, Fatti G, Technau KG et al. Recording of HIV viral loads and viral suppression in South African patients receiving antiretroviral treatment: a multicentre cohort study. Antivir Ther. 2020;25(5): 257–266 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7982353/

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