Stigmatisation et discrimination vécues par les populations clés (A–D)
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Progrès accomplis vers la réduction des expériences de stigmatisation et de discrimination parmi les populations clés
Cet indicateur est divisé en quatre sous-indicateurs :
A. Expérience de la stigmatisation et de la discrimination chez les professionnel(le)s du sexe.
B. Expérience de la stigmatisation et de la discrimination parmi les hommes gays et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.
C. Expérience de la stigmatisation et de la discrimination chez les personnes qui s’injectent des drogues.
D. Expérience de la stigmatisation et de la discrimination chez les personnes transgenres.
La stigmatisation des populations clés est un stéréotype négatif basé sur l’appartenance d’un individu à un groupe de population clé. La stigmatisation est un obstacle bien documenté au continuum de soins du VIH, créant des lacunes dans les cascades de prévention et de traitement, en particulier pour les populations clés (y compris les travailleurs du sexe, les hommes homosexuels et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes qui s’injectent des drogues et les personnes transgenres). La stigmatisation des populations clés résulte d’une série de facteurs et de facilitateurs, notamment : des attitudes négatives et de jugement à l’égard des populations clés ; la honte liée à la profession, à la consommation de drogues ou à l’identité sexuelle et de genre d’un individu ; et les normes sociales, culturelles et sexospécifiques. Ceux-ci se manifestent par une série de pratiques et d’expériences stigmatisantes, dont la discrimination, qui privent les populations clés d’une pleine acceptation sociale, réduisant ainsi leurs chances dans la vie, les dissuadant d’accéder aux services essentiels et alimentant les inégalités sociales.
La réduction de la stigmatisation et de la discrimination dont sont victimes les populations clés est essentielle pour accroître le dépistage du VIH, l’adoption et l’observance du traitement antirétroviral et pour augmenter la suppression virale et ainsi améliorer leur état de santé.
Nombre de personnes appartenant au groupe de la population clé (professionnel(le)s du sexe, hommes homosexuels et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, personnes qui s’injectent des drogues ou personnes transgenres) ayant déclaré que l’un ou l’autre de ces incidents leur était arrivé au cours des six derniers mois en raison de leur statut de population clé
Nombre total de répondants du groupe de la population clé
Numérateur/dénominateur
Enquêtes de surveillance comportementale et d’autres enquêtes spéciales (ex. BBS-Lite). Cet indicateur a été établi à partir des réponses aux questions suivantes parmi les répondants qui déclarent appartenir à un groupe de population clé (c’est-à-dire les professionnel(le)s du sexe, les hommes homosexuels et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes qui s’injectent des drogues et les personnes transgenres).
- Vous êtes-vous déjà senti(e) exclu(e) des activités familiales parce que vous [vendez du sexe ; avez des rapports sexuels avec des hommes ; vous injectez des drogues ; êtes transgenre] ? (non ; oui, au cours des six derniers mois ; oui, mais pas au cours des six derniers mois ; je ne sais pas).
- Quelqu’un vous a-t-il déjà réprimandé parce que vous [vendez du sexe ; avez des rapports sexuels avec des hommes ; vous injectez des drogues ; êtes transgenre] ? (non ; oui, au cours des six derniers mois ; oui, mais pas au cours des six derniers mois ; je ne sais pas).
- Quelqu’un vous a-t-il déjà fait chanter parce que vous [vendez du sexe ; avez des rapports sexuels avec des hommes ; vous injectez des drogues ; êtes transgenre] ? (non ; oui, au cours des six derniers mois ; oui, mais pas au cours des six derniers mois ; je ne sais pas).
Tous les deux ans
- A, B, C, D : âge (<25, 25+ ans).
- A et C: genre (homme, femme, transgenre).
- D: genre (homme transgenre, femme transgenre, autre)
Envoyez la version numérique de tous les rapports d’enquête disponibles en utilisant l’outil de téléchargement. Le rapport qui accompagne cet indicateur doit comprendre des informations sur la taille de l’échantillon, la qualité et la fiabilité des données, et toute question connexe.
Si des données infranationales sont disponibles, veuillez fournir la désagrégation par zone administrative, ville ou site dans l’espace prévu à cet effet.
Ces indicateurs mesurent directement la stigmatisation et la discrimination parmi les professionnel(le)s du sexe, les hommes gays ou les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, les personnes qui s’injectent des drogues et les personnes transgenres. Il s’agit de manifestations importantes de stigmatisation dont il a également été démontré qu’elles entravent les services de prévention, de soins et de traitement du VIH parmi les populations clés.
Les indicateurs sont calculés à partir des réponses à trois questions. Les questions ont été élaborées par des experts techniques sur la base de mesures précédemment validées de la stigmatisation et de la discrimination des populations clés, utilisées dans des études de recherche primaire.
Les variations de l’indicateur doivent être interprétées comme suit : une augmentation du pourcentage indique une augmentation de la stigmatisation et de la discrimination vécues par les populations clés et la nécessité de prendre des mesures d’atténuation, tandis qu’une diminution du pourcentage indique des progrès et une réduction de la stigmatisation et de la discrimination vécues par les populations clés.
L’échantillonnage fondé sur les répondants (EFR) est utilisé pour mettre en œuvre des enquêtes biocomportementales intégrées. Cette méthode d’échantillonnage permet aux chercheurs d’accéder, de manière systématique, à des membres de populations généralement difficiles à atteindre et qui ne seraient pas accessibles autrement. L’EFR étant une méthode d’échantillonnage probabiliste, les chercheurs sont en mesure de fournir des estimations de population non biaisées ainsi que de mesurer la précision de ces estimations. L’EFR peut s’avérer particulièrement efficace pour le recrutement rapide dans les environnements urbains denses, mais dans les contextes où les populations difficiles à atteindre ne disposent pas d’un bon réseau – ou dans les contextes où la stigmatisation associée à certaines populations clés est sévère – les taux de recrutement utilisant l’EFR peuvent être imprévisibles. D’autres inconvénients de l’utilisation de l’EFR concernent les difficultés qui peuvent survenir lors de l’analyse des données collectées. Par exemple, étant donné que l’EFR doit tenir compte de la pondération de la taille du réseau et des modes de recrutement, la force statistique de l’échantillon par rapport à la population cible diminue si les participants ne recrutent que des personnes qui partagent les mêmes caractéristiques qu’eux.
Le BBS-Lite est moins exigeant sur le plan technique et peut être réalisé avec moins de ressources que les enquêtes bio-comportementales à plus grande échelle et plus complètes. Il peut également être répété plus fréquemment et donner des résultats plus rapidement. Les résultats complètent les données provenant d'autres sources. Le BBS-Lite utilise des méthodes d'échantillonnage non probabilistes et, dans de nombreux cas, les résultats sont donc plus utiles pour comprendre la situation locale à des fins de programmation.
Il peut être difficile de mener des enquêtes auprès des populations clés. Par conséquent, les données obtenues peuvent ne pas être basées sur un échantillon national représentatif des populations clés à haut risque faisant l'objet de l'enquête. Si l'on craint que les données ne soient pas basées sur un échantillon représentatif, l'interprétation des données de l'enquête doit refléter ces préoccupations. S'il existe différentes sources de données, il convient d'utiliser la meilleure estimation disponible.
Friedland B, Sprague L, Nyblade L, Baral S, Pulerwitz J, Gottert A et al. Measuring intersecting stigma among key populations living with HIV: implementing the people living with HIV Stigma Index 2.0. J Int AIDS Soc. 2018;21(S5):e2513.1 (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6055043/).
Stahlman S, Hargreaves J, Sprague L, Stangl A, Baral S. Measuring sexual behavior stigma to inform effective HIV prevention and treatment programmes for key populations. JMIR Public Health Surveill. 2017;3(2):e23 (https://publichealth.jmir.org/2017/2/e23/).
Global HIV Strategic Information Working Group. Biobehavioural survey guidelines for populations at risk for HIV. Geneva: World Health Organization; 2017 (https://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/258924/9789241513012-eng.pdf).
Joint United Nations Programme on HIV/AIDS,World Health Organization. The bio-behavioural survey “lite”: a methodology for monitoring programmes providing HIV, viral hepatitis and sexual health services to people from key populations—implementation tool. Geneva: Joint United Nations Programme on HIV/AIDS; 2024 (https://www.unaids.org/sites/default/files/media_asset/BBS-lite-tool_en.pdf).