Rétention sous traitement antirétroviral à 12 mois
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Les progrès réalisés en matière d’accroissement de l’espérance de vie des adultes et des enfants vivant avec le VIH en les maintenant sous un traitement antirétroviral.
L’un des objectifs du programme de traitement antirétroviral consiste à accroître la survie des personnes vivant avec le virus. Dans la mesure où ces traitements sont de plus en plus répandus dans le monde, il est important de comprendre pourquoi, et dans quelle proportion, des personnes renoncent à des programmes de traitement. Les données peuvent servir à démontrer l’efficacité des programmes et mettre en exergue les obstacles qui empêchent de les étendre et de les améliorer.
Pourcentage d’adultes et d’enfants séropositifs au VIH et encore sous traitement 12 mois après le début de la thérapie antirétrovirale en 2016
Nombre total d’adultes et d’enfants qui ont commencé un traitement antirétroviral en 2016 au cours de la période étudiée, incluant ceux qui sont décédés depuis qu’ils ont commencé le traitement antirétroviral, ceux qui ont abandonné le traitement et ceux dont le suivi a été interrompu au douzième mois
Numérateur/dénominateur
Outils de suivi des programmes ; formulaires d’analyse des cohortes et des groupes
Registres de thérapie antirétrovirale et formulaires d’analyse par cohortes de la thérapie antirétrovirale.
La période étudiée est définie comme toute période continue de 12 mois prenant fin à une date prédéterminée et qui précède la remise du rapport. Elle peut être déterminée en fonction des besoins du rapport national. Si le rapport est établi pour la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2017, les pays calculeront cet indicateur en intégrant tous les patients ayant entamé un traitement antirétroviral à n'importe quel moment au cours de la période de 12 mois allant du 1er janvier au 31 décembre 2016.
Dès que les patients sont mis sous antirétroviraux, des données de cohorte les concernant doivent être recueillies mensuellement et en continu. Les données mensuelles relatives aux cohortes ayant suivi le traitement sur au moins 12 mois doivent ensuite être ajoutées.
- 0-14 ans pour les enfants et 15 ans et plus selon le sexe (hommes et femmes) pour les adultes
- État de l’allaitement au sein au début du traitement
Le numérateur est défini comme le nombre d’adultes et enfants vivants et recevant un traitement antirétroviral 12 mois après avoir commencé la thérapie. Afin de bien comprendre de manière exhaustive le terme de survie, il convient de collecter les données suivantes :
- Le nombre d’adultes et d’enfants qui sont dans le groupe de démarrage d’un traitement antirétroviral dont la thérapie a commencé au moins 12 mois avant la fin de la période couverte par le rapport.
- Le nombre d’adultes ou enfants qui sont toujours vivants et qui reçoivent un traitement antirétroviral 12 mois après avoir commencé la thérapie.
Pour être pris en compte dans le numérateur, les patients ne doivent pas nécessairement avoir été sous traitement antirétroviral en permanence pendant la période de 12 mois. Les patients qui ont manqué un ou deux rendez-vous, qui n’ont pas systématiquement retiré leurs médicaments ou qui ont interrompu temporairement le traitement pendant les 12 mois, mais qui sont reconnus comme étant encore sous traitement 12 mois après le début du traitement sont inclus dans le numérateur.
Nonobstant, les patients décédés, qui ont abandonné le traitement ou qui ont été perdus de vue 12 mois après le début du traitement ne sont pas inclus dans le numérateur. Par exemple, les patients ayant commencé le traitement antirétroviral en mai 2017 et qui sont décédés, ont été perdus de vue (et ne sont jamais revenus) ou ont abandonné le traitement (et ne l’ont pas repris) entre mai 2017 et mai 2018, ne sont donc plus sous traitement antirétroviral 12 mois plus tard (soit mai 2018) et ne sont pas inclus dans le numérateur. Cependant, une personne qui a commencé à recevoir un traitement antirétroviral en mai 2017 et qui a raté un rendez-vous en juin 2017 mais qui est enregistrée comme suivant un traitement antirétroviral en mai 2018 (correspondant au 12ème mois) doit être prise en compte dans le numérateur. Ce qui importe est que le patient qui a commencé le traitement antirétroviral en mai 2017 soit enregistré comme étant en vie et toujours sous traitement 12 mois plus tard, indépendamment de ce qui s’est passé entre-temps.
Les registres de la thérapie antirétrovirale doivent inclure le nombre de variables décrivant les patients – par exemple : l’âge qu’avait le patient lorsqu’il a entamé le traitement. Par ailleurs, de nombreux registres devront mentionner les informations permettant de savoir si la patiente était enceinte ou allaitait lorsqu’elle a commencé le traitement. Pour ces sous-ensembles, la rétention sous traitement antirétroviral doit être calculée pour déterminer la rétention à 12 mois.
Le dénominateur est le nombre total d’adultes et d’enfants dans les groupes ayant commencé un traitement antirétroviral à n’importe quel moment au cours des 12 mois précédant le début de la période considérée, qu’ils soient encore vivants ou perdus, aient arrêtés la thérapie ou décédés.
Par exemple, la période correspondant aux rapports (du 1er janvier jusqu’au 31 décembre 2018) comprendra toute personne sous traitement antirétroviral pour la durée de 12 mois correspondant au 1er janvier au 31 décembre 2016. Cela vaut aussi bien pour les personnes toujours en traitement, que celles décédées, qui ont arrêtée la thérapie ou sont perdues de vue le 12ème mois.
Au niveau des établissements de santé, le nombre d’adultes et d’enfants sous traitement antirétroviral 12 mois après le début de celui-ci comprend les patients qui s’y sont rendus à un moment quelconque entre le début du traitement et la fin de la période de 12 mois et exclut les patients transférés vers un autre établissement au cours de la même période, de façon à refléter la cohorte actuelle nette de patients fréquentant chaque établissement. Autrement dit, au niveau des établissements de santé, les patients qui ont été transférés vers un autre établissement ne seront pris en compte ni dans le calcul du numérateur, ni dans celui du dénominateur. De même, les patients ayant été transférés dans une autre infrastructure seront pris en compte dans le calcul du dénominateur et du numérateur. À l’échelle nationale, le nombre de patients accueillis par une autre infrastructure devrait correspondre au nombre de patients transférés vers une autre infrastructure. Par conséquent, la cohorte actuelle nette (les patients dont l’infrastructure actuelle est responsable du rapport de résultats ; c’est-à-dire le nombre de patients des groupes de départ plus les entrants moins les sortants) 12 mois plus tard doit être égale à la cohorte du groupe de départ 12 mois auparavant.
Conseils de l’OMS en matière de traitements et de soins (http://www.who.int/hiv/topics/treatment/en/index.html).