Pourcentage de femmes enceintes séropositives au VIH dont l’éligibilité à l’accès au traitement antirétroviral a été évaluée selon les critères cliniques ou immunologiques (numération des CD4)
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La couverture de l’évaluation de l’éligibilité pour le TAR des femmes enceintes séropositives au VIH, soit en fonction de critères cliniques conformes aux critères définissant les stades cliniques de l’OMS, soit selon des critères immunologiques au moyen de la numération des CD4. L’évaluation de l’éligibilité peut être faite sur place ou après réorientation (numération des CD4 ou stade clinique).
Les femmes enceintes séropositives au VIH qui répondent aux critères cliniques et immunologiques (quand ces derniers sont disponibles) pour recevoir un TAR doivent recevoir ce traitement. Le TAR préserve la santé maternelle et réduit le risque de transmission de la mère à l’enfant. Les services de PTME doivent réaliser cette évaluation. Les femmes qui ne répondent pas aux critères d’éligibilité pour le TAR doivent recevoir une prophylaxie par ARV pour la PTME selon les directives et les recommandations nationales.
Nombre de femmes enceintes séropositives au VIH qui ont consulté dans les services de PTME au cours des 12 derniers mois, et dont l’éligibilité pour le TAR a été évaluée soit par la détermination du stade clinique, soit par la numération des CD4, sur place ou après réorientation.
« Sur place » signifie que la dispensation des services se fait au sein même de la structure ou de l’enceinte de l’établissement de santé. Par exemple, la détermination du stade clinique de l’infection à VIH peut être disponible dans l’unité de soins prénatals ; l’échantillon de sang pour réaliser une numération des CD4 peut quant à lui être prélevé dans l’unité de soins et de traitement de l’infection à VIH appartenant au même établissement de santé. Ces deux services sont alors considérés comme étant dispensés « sur place ».
La « réorientation » peut se faire sur place ou dans un autre établissement, et est définie comme le fait d’adresser un patient vers un service, un prestataire de soins, ou un établissement de santé différent.
Il arrive souvent que les patients reviennent vers l’établissement ou l’unité de services de départ où ils continuent à être suivis, ou vers le prestataire de soins de départ qui continue alors à les suivre, les informations sur les services fournis étant transmises en retour.
Les établissements vers lesquels les patients ont été réorientés doivent recueillir des informations sur les services fournis à ces patients et sur les résultats obtenus pas ces derniers.
Cet indicateur doit être ventilé par type d’évaluation (stade clinique ou numération des CD4). Les femmes dont l’éligibilité pour le TAR a été évaluée à partir du stade clinique et de la numération des CD4 ne doivent être comptabilisées qu’une seule fois et considérées comme ayant bénéficié de cette évaluation à partir de la numération des CD4.
Nombre estimé de femmes enceintes séropositives au VIH au cours des 12 derniers mois.
Numérateur / Dénominateur
Le numérateur est calculé à partir des comptes-rendus des programmes nationaux, agrégés à partir des registres des établissements.
L’évaluation peut se faire dans les services de soins prénatals ou dans les unités de soins et de traitement de l’infection à VIH, sur place ou après réorientation. Les données doivent être agrégées à partir des registres d’établissements appropriés en tenant compte des registres qui collectent des données, du lieu où l’évaluation a été réalisée, de la possibilité d’un double comptage ou d’un défaut de comptage, et de la nécessité d’obtenir des données nationales précises.
Il faut inclure tous les établissements de santé publics, privés et gérés par des ONG où l’éligibilité pour le TAR des femmes enceintes séropositives au VIH est évaluée, que ce soit sur place ou après réorientation.
Deux méthodes peuvent être utilisées pour calculer le dénominateur :
a) un modèle de projection, par exemple celui fourni par le logiciel Spectrum : utiliser le résultat du « nombre de femmes enceintes qui ont besoin de PTME » ; ou
b) la multiplication du nombre de femmes ayant accouché au cours des 12 derniers mois (qui peut être obtenu à partir des estimations du nombre de naissances données par le Bureau Central des Statistiques ou par la Division des Nations Unies sur les populations, ou à partir des systèmes d’enregistrement des grossesses disposant de données exhaustives) par l’estimation nationale la plus récente de la prévalence de l’infection à VIH parmi les femmes enceintes (pouvant être obtenue à partir des estimations de la surveillance sentinelle dans les services de soins prénatals), si l’on ne dispose pas de projections obtenues par l’utilisation du logiciel Spectrum ou par toute autre manière.
Méthode d’évaluation de l’éligibilité pour le TAR : stade clinique, numération des CD4.
Contrôle de qualité des données et informations pour remplir le Formulaire de Rapport
Veuillez nous faire part de tout commentaire pouvant nous aider à interpréter les données.
Periodic
Le point fort de cet indicateur est qu’il permet aux pays d’observer dans quelle mesure les femmes enceintes séropositives au VIH bénéficient d’une intervention cruciale pour accéder au TAR pour leur propre santé.
Il ne prend pas en compte le fait de savoir si, dans les faits, les femmes qui ont rempli les critères d’éligibilité pour recevoir un TAR ont bien reçu ce traitement.
Bien que chaque catégorie soit entièrement distincte des autres, il existe pour cet indicateur un risque de double comptage des femmes enceintes séropositives au VIH dont l’éligibilité pour le TAR a été évaluée à la fois au plan clinique et immunologique, et de celles qui ont bénéficié de cette évaluation dans différentes unités ou dans différents établissements. Les pays doivent assurer la mise en place de mécanismes pour réduire ce risque de doublon .
Cet indicateur ne prend pas en compte les femmes qui peuvent avoir été identifiées comme séropositives au VIH au moment du travail et de l’accouchement et qui ont bénéficié ultérieurement d’une évaluation de leur éligibilité pour le TAR.
La valeur de l’indicateur peut être sous-estimée dans des situations où les femmes sont réorientées vers un autre établissement.
Autres facteurs à prendre en compte
Pour obtenir davantage d’informations sur les tendances nationales du pourcentage des femmes enceintes éligibles pour le TAR, il est recommandé aux pays de ventiler les données en fonction du statut d’éligibilité pour le TAR.
Dans les situations où les femmes enceintes séropositives au VIH sont réorientées vers un autre établissement de santé ou une autre unité de service au sein du même établissement de santé, et pour faciliter et améliorer le suivi de ces femmes, les prestataires de soins doivent prendre des mesures pour documenter dans le registre du service de soins prénatals/PTME ces réorientations et les services dont ces femmes ont bénéficié.
Utilisation des données
Le but serait d’atteindre 100 % ; une fois ces 100 % atteints en routine, cet indicateur peut devenir obsolète. Analyser les informations supplémentaires obtenues à partir des données ventilées selon la méthode utilisée pour l’évaluation de l’éligibilité pour le TAR (stade clinique ou numération des CD4) ainsi que toute donnée disponible sur les délais de réception du résultat de la numération des CD4 en fonction du lieu.